Année : 2009

Lofoten, 68° Nord

Lofoten, 68° Nord

12 jours, 10 étapes, 5 îles, 68°30’N, 10°C, 186 milles et 27km. Voilà comment on pourrait résumer crûment notre visite aux Lofoten. Nous y aurons passé près de 2 semaines (qui ne sont pas encore tout à fait terminées), depuis notre arrivée dans la nuit du 18 au 19 juillet. Pendant cette période, nous aurons fait 10 étapes, pour visiter les 5 îles principales des Lofoten : Austvågøy, Vestvågøy, Flakstadøy, Moskenesøy, et Værøy. Chacune différente des autres, mais toutes séparées du continent par le très large Vestfjord (20 à 40 milles). Notre voyage nous aura mené à 68°30’N, là où se terminent déjà les Lofoten. C’est alors qu’elles cèdent la place aux Vesterålen, leurs cousines du nord-est, qui mériteraient elles aussi une visite. Mais il faut bien faire demi-tour un jour, puisque notre objectif était d’aller aux Lofoten. Laissant de côté d’autres paysages encore certainement somptueux, Fleur de Sel a pointé son étrave vers le sud-ouest.

Nouvelles photos d’Ecosse

Nouvelles photos d’Ecosse

Nous sommes toujours aux Lofoten, et pour vous faire patienter à propos de ces superbes îles, je vous propose un retour en arrière. L’image arrive après le son, mais nous avons enfin mis en ligne nos photos d’Ecosse !

Impressions norvégiennes

Impressions norvégiennes

Nous voici arrivés aux îles Lofoten, un petit monde en soi. Situées à quelque distance de la côte norvégienne proprement dites, nous comptons explorer l’archipel deux semaines environ, avant de continuer notre périple. Mais la petite traversée du Vestfjord, qui mène aux Lofoten en nous éloignant du continent est peut-être aussi l’occasion de prendre du recul sur notre parcours norvégien. Voici, au travers de notre petite lorgnette, et de façon totalement subjective, nos impressions sur la Norvège et les Norvégiens. Bien entendu, cela n’engage que nous, et n’a aucune prétention d’exactitude ou de véracité…

Montée rapide vers le Cercle Polaire

Montée rapide vers le Cercle Polaire

Ces derniers jours, nous n’avons pas chômé : plus de 300 milles parcourus en 10 jours, en naviguant tous les jours, et 3° gagnés, malheureusement pas en température, mais en latitude nord. En effet, notre objectif était d’allonger la foulée le long de la partie centrale de la côte norvégienne. Les fjords y sont nombreux, mais moins profonds et moins encaissés qu’au sud-ouest, et le paysage s’admire surtout comme un film qui se déroule devant nos yeux. Quelques étapes intéressantes jalonnent le parcours, mais nous ne nous sommes arrêtés que rapidement aux principales, voulant arriver aux Lofoten sans trop tarder, car la saison avance vite.

Navtex, le télex en navigation

Navtex, le télex en navigation

Bulletin météo norvégien reçu sur notre Navtex, reconnaissable aux deux lettres N et E.

Dans la série des moyens de communication, nous vous présentons aujourd’hui le deuxième de nos fidèles compagnons. Après la VHF, voici le Navtex, contraction de Navigational Telex. C’est un appareil très spécialisé (mais nous le présentons justement pour ceux qui n’y connaissent rien) et unidirectionnel (réception seulement). A bord, nous l’utilisons surtout pour obtenir les prévisions météo.

Caprices d’anticyclone sur la route du Nord

Caprices d’anticyclone sur la route du Nord

Stavkirke de Kvernes

Notre problème mécanique ne nous a pas beaucoup retardés, puisque le vent était aux abonnés absents. Insaisissable, il l’a été pendant plusieurs jours, un anticyclone ayant choisi la côte ouest scandinave pour nicher. Une fois le moteur réparé, nous avons donc remis le cap au nord-est, en zig-zagant au gré du vent. Faible souvent, contraire quasi-systématiquement, et parfois s’évanouissant… Nous avons tiré des bords, et testé notre moteur avec sa jeunesse retrouvée. Tout semble marcher correctement, mais notre anticyclone s’était mis en tête de nous montrer tout ce dont il est capable. En effet, anticyclone ne rime pas toujours avec beau temps ensoleillé et paisible…

Magie sous haute pression à Ålesund

Magie sous haute pression à Ålesund

Fleur de Sel est arrivée amoindrie à Ålesund, tant bien que mal, lâchée par le vent, évanoui suite à un anticyclone puissant ayant transformé la Mer de Norvège en Lac Léman, et surtout lâchée par son moteur. 2 nœuds maximum, ce fut laborieux d’atteindre Ålesund en boitillant. Tant bien que mal, nous sommes pourtant rentrés dans Brosundet, le vieux port de la ville, établi entre deux îles reliées par un pont bas. Très joli au demeurant, mais l’heure n’était pas pour nous à l’admiration, puisque nous étions sous haute tension. Pas de vent, certes, mais il fallait s’amarrer sans causer de dégâts, avec un moteur qui ne permet que de très faibles régimes. Autant dire pas de marche arrière pour Fleur de Sel qui se sent relativement autonome dans cette direction. Le port est relativement encombré, et les amarrages se font donc à couples (c’est à dire sur un autre bateau, lui-même amarré au quai, ou à encore un autre bateau…) Bonne opération, nous réussissons à accoster sans mal, c’est déjà une bonne chose.

10 jours de croisière norvégienne en temps forts

10 jours de croisière norvégienne en temps forts

La Norvège à 360° vue du sommet d'Alden :-)

Dix jours déjà que nous sommes en Norvège. Dans les grandes lignes, nous avons bien progressé, en remontant de Bergen jusqu’à Ålesund, soit plus de 2° de latitude gagnés vers le nord. Mais pour revivre ces quelques journées, je vous propose un résumé en bien / pas bien.

Le tricot shetlandais

Le tricot shetlandais

La traversée de Fair Isle aux Shetland s’est passée sans encombres, malgré un courant important. Délaissant la côte est, nous optons pour la côte ouest, plus pittoresque, malgré le petit front qui doit passer peu après notre arrivée. En conséquence, abandonnant l’idée d’un mouillage à St. Ninian’s Isle, nous remontons directement jusqu’à Scalloway, citée endormie, port de pèche, et première capitale des Shetland. Un château délabré trône au-dessus du port. Nous profiterons du beau temps pour faire notre première journée portes-ouvertes (lessive intégrale et séchage au vent…)

Fair Isle, Belle-Ile mystique

Fair Isle, Belle-Ile mystique

Macareux moine à Fair Isle

Opportunément située, à mi-chemin à peu près entre les Orkney et les Shetland, une haute silhouette se profile déjà sur l’horizon avant même d’avoir dépassé North Ronaldsay, la plus septentrionale des Orkney. Il s’agit de Fair Isle, que l’on pourrait traduire en français par Belle-Ile. Comme toute belle, elle se fait pourtant désirer en mettant le vent de son côté, c’est-à-dire de face pour nous. C’est donc après de difficiles négociations au près que nous approchons enfin, ayant mis dans notre poche un allié ponctuel et nettement plus prévisible que le vent : le courant. Le vent essaye donc un dernier coup en nous envoyant un grain, qui bien que allègrement maniable, crée quand même pas mal de remous.

VHF Késako ?

VHF Késako ?

La VHF fixe de Fleur de Sel

Parmi les nombreuses questions que l’on nous a posées avant le départ, celle des communications revenait peut-être le plus souvent, signe sans doute d’un monde hyper-connecté. Oui, c’est inhabituel de ne pas être joignable partout en tout temps, mais en mer, tout n’est pas si facile. Nous vous présentons donc ici le premier de nos moyens de communication. Le plus maritime, mais aussi le plus primordial.

Carénage dynamique et Brise de mollusque, les nouveaux parfums signés Fleur de Sel

Carénage dynamique et Brise de mollusque, les nouveaux parfums signés Fleur de Sel

Heidi en plein carénage dynamique

A l’arrivée à Kirkwall, lorsque nous avons retrouvé Fleur de Sel, il nous a fallu faire à la fois peu et beaucoup. Peu tout d’abord, puisque nous avons retrouvé le bateau dans un très bon état : bien sec à l’intérieur, le linge pas moisi du tout, et le tout bien amarré. Mais nous le savions, pour remettre en route Fleur de Sel, il fallait cependant pas mal de boulot. Et ce malgré l’ange gardien de Fleur de Sel, Mike, qui a veillé sur elle tout l’hiver.