Thème : Cuisine

Séquence coquillages et canard

Séquence coquillages et canard

Un nouvel arrivant est mouillé à Rikitea lorsque nous y arrivons de retour d’Akamaru et des motus. Mais il nous faudra plusieurs jours pour rencontrer ses occupants tant notre emploi du temps sera chargé. A peine avons-nous mouillé qu’Hélène et Tepano passent nous proposer une virée sur les motus pour le lendemain. Tôt ce dimanche-là, nous voilà donc en route, filant 20 nœuds à travers le lagon. Et c’est sur les coups de 9 heures environ que nous arrivons sur Kouaku, une centaine de mètres de large à peine pour 1km de long. Pas question de traîner, nous avons du travail, et chacun s’y attelle sans délai.

« Doing porridge »

« Doing porridge »

Quel meilleur moment pour vous parler du porridge que maintenant ? Alors que nous sommes en Patagonie, qu’il fait frais et souvent humide, et que les navigations exigent une alimentation qui tient bien au corps, le porridge convient parfaitement. En effet, ce plat d’origine nord-européenne fait partie des petits-déjeuners favoris de l’équipage de Fleur de Sel. Imaginez la scène : il est 5h30, il fait tout juste jour, mais la grisaille ambiante et les 12° dans le bateau n’incitent que modérément à sortir du lit. Encore moins à enfiler son ciré et à attaquer une journée de navigation sous la pluie, particulièrement si la météo annonce 25 nœuds de face… Cuisiner ne sera pas évident avant que l’on ait atteint le mouillage suivant. Autant commencer la journée, donc, avec un bon repas chaud, qui sera prêt en moins de 10 minutes, et qui nous procurera sucres rapides et lents pour tenir le coup !

Le pain perdu

Le pain perdu

Les anglophones l’appellent French toast, les hispanophones Pan francés. On a parfois l’impression qu’ils pensent qu’en France c’est ainsi qu’on mange le pain. C’est peut-être plutôt que ce doit être une recette bien française. En tout état de cause, voici un plat qui rend le petit-déjeuner bien festif ! Avant une journée chargée, on a de quoi être calé. En plus c’est tout simple à faire, mais la vraie difficulté n’est pas là où on l’attend…

Le couscous de légumes

Le couscous de légumes

Parmi tous les féculents, la semoule de couscous est celle qui est prête le plus rapidement : mieux que les pâtes, que le riz et surtout que les pommes de terres. En l’assaisonnant de quelques légumes, on obtient un bon couscous qui vous réchauffe d’autant plus que les mers sont froides et que vous assaisonnez le tout de Harissa ! En plus, les carottes, les courgettes et les pois chiches se trouvent à peu près sous toutes les latitudes.

La brandade de morue

La brandade de morue

Miam, c'est tellement bon que la moitié s'est déjà volatilisée !

L’inconvénient de cette recette est de devoir laisser la morue dessaler 36 heures, ce qui est un peu risqué si l’on n’a pas un récipient fermé. A éviter en mer, donc, si on ne veut pas avoir un bateau qui sent la morue au cas où l’eau se renverse… En revanche, l’avantage, c’est que la morue salée se conserve bien sans réfrigérateur. De plus, la brandade est un plat bien consistant, qui passe très bien lorsqu’il fait un peu frais, même s’il est un peu long à préparer, notamment lorsqu’il faut émietter la morue en enlevant les arrêtes.

Fleur de Sel fait recette

Fleur de Sel fait recette

A bord de Fleur de Sel, la réponse à l’éternelle question « Qu’est-ce-qu’on mange aujourd’hui ? » dépend de bon nombre de choses, entre autres de si l’on est en mer ou à l’escale, de s’il fait chaud ou froid, de quels ingrédients on dispose, mais aussi de notre motivation à passer plutôt une heure ou une minute à préparer un repas. Aussi, voici une petite sélection des petits plats (plus ou moins sophistiqués, je vous l’accorde) qui font partie du livre de recettes de Fleur de Sel, afin de vous aider à imaginer notre pain quotidien, ou de vous inspirer dans vos essais de gastronomie maritime.

Qu’est-ce-qu’on mange aujourd’hui ?

Qu’est-ce-qu’on mange aujourd’hui ?

Le réchaud-four à bord de Fleur de Sel, avec la cocotte-minute et la bouilloire. Voici le coeur névralgique du coin cuisine !

Difficile d’imaginer notre vie à bord ? Pas facile effectivement pour un terrien, tant les rythmes et les préoccupations sont différents. Alors histoire d’en savoir plus, voici maintenant un petit dossier sur la vie à bord. Et quoi de mieux pour commencer que le plus important de tout ? J’ai nommé au choix l’alimentation, la restauration, la gastronomie, la cuisine. La bouffe quoi !

Tu ne t’inquiètes pas, tu fais du tourisme à Bahia…

Tu ne t’inquiètes pas, tu fais du tourisme à Bahia…

Fitas, rubans distribués à l’église Nosso Senhor do Bonfim

De retour d’une petite semaine à Salvador de Bahia, j’ai le privilège d’être la première invitée à écrire sur le journal de Fleur de Sel pour vous faire partager nos souvenirs et impressions. Pas de censure puisque Nicolas et Heidi sont repartis vers la baie de Camamu et l’archipel des Abrolhos. Encore une occasion de se précipiter sur Google Earth pour naviguer, je dirais même surfer, à notre manière.