Thème : Europe

Ca y est

Ca y est

Fin de partie pour l'équipage de Fleur de Sel

Après encore une belle traversée des Açores à la Bretagne, Fleur de Sel a été accueillie royalement à La Trinité-sur-Mer et elle est désormais amarrée sagement sur son ponton. Bien-sûr nous continuerons à naviguer, mais la grande boucle est bouclée et cette aventure prend fin ici. Les mots sont difficiles à trouver pour exprimer ce que l’on ressent. Aussi, en attendant que l’on retrouve la parole, avons-nous rassemblé quelques chiffres qui diront ce voyage à leur manière.

Complètement à l’ouest

Complètement à l’ouest

Des tapis d'hortensias bleus viennent souligner la magnifique Rocha das Bordões

Déjà près de deux jours après le départ de Halifax, lorsque l’Ile de Sable s’estompe dans le sillage, il reste encore 1’300 milles à parcourir et donc encore une bonne dizaine de jours de mer. Nous nous surprenons nous-mêmes à nous engager de la sorte dans cette traversée, sans réellement y penser. Il est vrai que ce sera la troisième transat du voyage : la première date d’il y a 7 ans déjà et nous avait menés du Cap-Vert au Brésil, au travers du Pot-au-Noir, et la seconde nous avait menés il y a quelques mois d’Afrique du Sud au Brésil, via Ste-Hélène et Ascension. On pourrait penser que nous sommes blasés, et pourtant, la transat que nous commençons désormais a tout d’une nouveauté : c’est la première que nous effectuons hors des tropiques et dans le sens ouest-est. L’Atlantique Nord, ce n’est pas une mince affaire, et nous resterons jusqu’à la fin bien au-dessus des 40°N. Et pourtant, notre état d’esprit nous parait différent : nous sommes tranquilles, malgré une météo pas tout à fait facile. Dans les jours à venir, le vent va refuser et forcir, si bien que nous subirons quelques jours avec un vent costaud sur l’avant du travers, une situation qui vous nous faire danser.

Loin des yeux, mais pas du cœur

Loin des yeux, mais pas du cœur


Plus encore que les autres jours, nous nous sentons aujourd’hui plus Européens et Belges que jamais. Tout comme les attentats de Paris ou d’ailleurs, ceux de Bruxelles nous révulsent, mais peut-être qu’ils nous attristent plus encore tant nous y avons de bons souvenirs. Secrètement nous espérons que Bruxelles restera à l’avenir aussi agréable, belle et joyeuse qu’elle l’a toujours été, même si notre raison nous dit qu’inévitablement rien ne sera plus comme avant. Amis Belges, Bruxellois, Flamands, Wallons, Européens, même si nous sommes loin, nous nous unissons avec vous par la pensée et en prière, et nous souhaitons à tous beaucoup de courage pour surmonter ces difficiles épreuves. Surtout, que Bruxelles garde l’âme qui est la sienne, ce sera notre victoire à tous.

Pourquoi .eu ?

Pourquoi .eu ?

Fleur de Sel arbore lorsqu'elle le peut (c'est-à-dire lorsque ça ne lui cause pas trop de soucis) le pavillon européen

Cette entrée un peu atypique dans notre journal de bord vous surprendra certainement. Ce d’autant plus que vous nous imaginez certainement profitant des superbes trésors que le Pacifique Sud a su préserver (et c’est le cas !) Mais loin de nous l’idée de rejeter pour autant la « civilisation ». Nous profitons de coins reculés, c’est un fait, mais ce n’est pas pour autant que le cerveau s’arrête de fonctionner ! Au contraire, ce voyage nous permet aussi de prendre du recul, de réfléchir aux choses telles qu’elles sont et telles qu’elles pourraient être. Ce voyage nous permet d’affiner en nous-mêmes ce qui définit notre identité, et ce aussi bien par l’introspection favorisée par les moments d’isolement que par la découverte des autres qui permet de mieux se comprendre soi-même.

Une semaine de traversée

Une semaine de traversée

750 milles environ séparent les Iles Canaries des Iles du Cap-Vert, ce qui signifie pour Fleur de Sel environ une semaine de mer au portant. Sur ce trajet de près de 1’400 km, nous avançons en effet poussés par les alizés, ces vents tropicaux qui soufflent du nord-est. Voici notre carnet de bord, afin que vous puissiez vous faire une idée du rythme de la navigation en traversée au large.

Entre les volcans

Entre les volcans

Difficile d’y croire en regardant le calendrier : déjà 4 semaines que nous sommes arrivés aux Iles Canaries. Tout a été à la fois très vite et lentement, d’une île à l’autre, de haut en bas, et au rythme des volcans. Explications, ou plutôt petit résumé…

Le Portugal en rouge et vert

Le Portugal en rouge et vert

Vert et rouge sont les couleurs du pavillon national portugais, mais on pourrait aussi y voir une allusion aux paysages verdoyants du nord et aux terres plus arides et ocre du sud. Quant au déroulement de notre voyage, qui passe par le pays le plus à l’ouest de l’Europe continentale, il aura aussi subi ses coups d’arrêts et ses grandes élancées. De feux verts en feux rouges, nous avons goûté à l’agréable douceur de vivre portugaise, si plaisante, tout en faisant face et en trouvant des solutions à nos premiers soucis techniques inquiétants.

Préparer sa croisière en Norvège

Préparer sa croisière en Norvège

En ce début de printemps, plusieurs bateaux se préparent certainement à migrer vers le nord, tout comme nous l’avons fait l’année passée. Seulement, parmi ceux-là il n’y aura que peu de francophones. La Norvège est une destination méconnue, visitée le plus souvent par la route et pourtant si fabuleuse pour la navigation. Les plaisanciers scandinaves, allemands et néerlandais ne s’y trompent pas, et ils reviennent année après année. Nous vous proposons donc quelques renseignements utiles sur cette page, afin de vous aider à sortir des sentiers battus.

La malédiction de Saint-Jacques

La malédiction de Saint-Jacques

Ce n’est pas la première visite de l’équipage de Fleur de Sel en Galice. J’avais déjà eu la chance de venir croiser dans les eaux du finistère espagnol. La dernière fois était en 2003, et les traversées aller et surtout retour à la voile avaient fait l’objet de records… de lenteur ! Nous avions navigué au près pendant toute la semaine passée en Galice, pour nous faire cueillir par la célèbre canicule à notre retour. La première visite, elle, date de décembre 1997, lors d’une escale à La Corogne. Le point commun entre ces deux passages en Galice ? Des visites mémorables à St-Jacques-de-Compostelle, dont j’ai surtout le souvenir d’une pluie battante, qui était à peine plus fraîche en hiver qu’en été.

Vive les vacances !

Vive les vacances !

Vue de notre bureau...

Nous voilà donc enfin en route et notre fière Fleur de Sel galope joyeusement sur les flots. Alors qu’est-ce que nous avons bien pu fabriquer sous le célèbre soleil de Bretagne entre octobre et mars ? Non, nous n’avons pas fait un marathon de toutes les crêperies et cidreries du pays, ni déterré de nouveaux menhirs pour concocter une nouvelle théorie sur la vie et les mœurs d’Obélix. Alors quoi ? …

« Adelante Fleur de Sel ! »

« Adelante Fleur de Sel ! »

Il n’est pas aussi illustre que son quasi-homonyme le Glacier Express, mais il est surtout bien différent, notre express à nous. J’ai nommé le Glagla Express. Nous avions enfin quitté La Trinité car les conditions nous semblaient favorables et les gros travaux avaient touchés à leur fin. Mais le petit coup de vent passager qui, selon les prévisions, devait ensuite laisser la place à une bonne brise portante avait décidé de jouer les prolongations.