C’est modestement par un petit saut de 17 milles vers Belle-Ile que nous nous sommes élancés. Histoire de partir, surtout, et d’en finir avec ces presque 5 mois de travaux. On a parfois trimé, c’est vrai, mais nous avons aussi beaucoup appris lors de ces derniers mois de chantier. Nous espérons vous en reparler plus tard plus en détail. Mais tout ces efforts n’avaient un sens que parce qu’ils nous permettraient ensuite de partir.
Vous avez été nombreux à vous enquérir du manque de nouvelles, et nous vous en remercions. Et comme vous pouvez le voir en haut à droite du site, ou sur la carte de notre parcours, nous n’avons pas bougé… Fleur de Sel est toujours amarée dans le port de La Trinité, et ce n’est pas le site qui est en travaux, mais bien le bateau !!!
Nous espérons cependant être prêts pour la suite du voyage d’ici peu, et soyez rassurés, nous continuerons à vous tenir au courant de l’avancée du voyage ! Malheureusement, le chantier actuel nous laisse peu de temps libre et c’est pourquoi nous ne pouvons pas répondre dans l’immédiat à chacun de vos sympathiques messages, mais nous espérons y remédier dès que possible.
Avant que nous puissions vous puissions vous donner un premier aperçu de l’avancée des travaux, nous continuons cependant les petites surprises photographiques. Ce sont donc maintenant les photos des Iles Féroé qui sont disponibles sur notre galerie. Vous trouverez donc un peu plus d’une centaine de clichés de cet archipel méconnu qui ne ressemble à nul autre endroit de la planète à l’adresse suivante : http://photos.belle-isle.eu/2009-08-faroe/. Laissez-vous donc transporter dans un autre monde le temps d’un diaporama !
Nous voici de retour sur la terre ferme, en Bretagne. Ce fut une fin de voyage au rythme d’une croisière tranquille en Bretagne Sud, à naviguer d’île en île : Groix, Belle-Ile, Houat, seuls les Glénans manquent à l’appel pour cause de mauvais temps du sud, ce qui nous a permis de retourner admirer la ville close de Concarneau. Petit à petit, nous sommes revenus dans des eaux bien connues, et nous avons retrouvé famille et amis. La sensation du retour est assez étrange…
Cela dit, nous avons beaucoup de travail devant nous pour adapter Fleur de Sel comme nous le voulons. Et afin de ne pas vous laisser trop longtemps sans nouvelles croustillantes, nous avons le plaisir de vous proposer un petit retour en arrière, avec les photos de Norvège, que nous avons enfin mises en ligne. Vous trouverez un résumé imagé du mois et demi que nous avons passé dans les eaux scandinaves à l’adresse : http://photos.belle-isle.eu/2009-07-norway/. Bien entendu, nous vous inviterons ultérieurement à aller voir les photos de la suite de notre périple dès que possible, à commencer par les Iles Féroé et l’Ecosse.
Les téléphones portables captent-ils en mer ? C’était l’une de vos questions les plus récurrentes, et bien qu’il s’agisse dun appareil très terrestre, nous nous en servons aussi ! Car la réponse est à la fois oui et non. Pour continuer dans la série des moyens de communication que nous utilisons, je vous propose donc aujourd’hui de voir quel usage nous faisons du téléphone portable, et la solution que nous avons retenue. On ne sait jamais, cela peut servir à d’autres que nous.
La nostalgie qui nous habitait était évidente lorsque nous avons tourné le dos à l’Irlande. Nous étions encore sous le charme de ses baies profondes, entourées de hauteurs majestueuses. Mais d’autres rivages nous attendaient de l’autre côté de la mer. Une mer qui porte le nom de Celtique seulement depuis peu, et que beaucoup de gens nomment erronément Mer d’Irlande. Contrairement à cette dernière, qui sépare la Grande-Bretagne de l’Irlande, la Mer Celtique n’est pas fermée et a des contours plutôt flous. Elle baigne les eaux irlandaises, galloises, cornouaillaises et nous mène jusqu’à la pointe de Bretagne. A l’exception du Pays de Galles, c’est le programme de notre route retour.
Le comté de Clare, malgré ses collines verdoyantes, est le plus inhospitalier de la côte ouest pour le marin. Aucun abri sérieux entre la baie de Galway et l’embouchure de la rivière Shannon. Nous vous avions d’ailleurs laissés devant les falaises de Moher, splendides et sauvages, qu’il ne faut certainement pas longer de trop près dès que le temps se dégrade. Heureusement, depuis notre départ du nord-ouest de l’île émeraude, nous profitons d’un bel anticyclone. Il s’est cependant un peu affaibli le temps de laisser passer un front froid petit mais costaud, et c’est le moment que nous avons choisi pour filer vers le sud.
Nous descendons la côte ouest d’Irlande, cette nuit, dans un reste de front froid peu actif. Cependant, il nous envoie quand même quelques bonnes bourrasques à une vingtaine de nœuds, et fait rouler le bateau. Je veille, tout en faisant la vaisselle du dîner et en recevant les fax météo sur l’ordinateur, et Heidi tente de se reposer pour prendre la relève par la suite. Malgré l’heure tardive, les moins endormis se demanderont donc : qui barre ?
En quittant Castlebay, le petit port de l’île de Barra, nous savions que les conditions calmes n’allaient pas durer. Malgré le manque de vent, il fallait se hâter, et nous avons donc parcouru au moteur les quelques milles qui nous séparaient de Barra Head, l’impressionnante falaise tout au sud-ouest des Hébrides et surmontée d’un petit phare. Puis, le vent étant suffisant, nous avons commencé notre navigation crescendo, avec un petit souffle d’abord doux et qui est ensuite rentré rapidement dans la journée, pour nous assurer une belle vitesse moyenne. Une fois la nuit tombée, le bateau continuait à marcher rapidement, sous deux ris et vent de travers, tandis que le vent montait encore dans les grains. 30 nœuds de vent ne sont pas un problème, mais la mer se formait rapidement, atteignant 3 à 4 mètres de creux.
A ne pas confondre avec le blues à bord, que la BLU peut amener de temps en temps, selon ce qu’elle nous envoie. Car la question ici est comment recevons-nous les prévisions météos lorsque nous sommes loin de toute civilisation ? En effet, la précision, fiabilité et diffusion des informations météorologiques de nos jours permettent une navigation de plaisance de très loin beaucoup plus sûre et agréable qu’il y a quelques années. Encore faut-il avoir accès aux informations disponibles.