Auteur/autrice : Heidi

C’est dans la boîte !

C’est dans la boîte !

Fleur de Sel sur corps-mort en baie de l'Orphelinat

Et voilà, nous sommes retournés dans la routine (ou presque) et nous avons donc moins de temps pour vous donner des nouvelles et moins de nouvelles intéressantes également. Mille excuses à tous ceux qui se désolent de ne pas en recevoir autant qu’auparavant.

Tout d’abord, ce qui devait arriver, arriva : notre petite Fleur de Sel a du quitter sa confortable place de marina le week-end passé. Eh oui, il manquerait quelques centaines de places de marina au moins autour de Nouméa. La logistique pour Nicolas en devient d’autant plus complexe, surtout quand il part au travail, mais il gère. Il a mis les habits de travail dans la voiture pour ne pas devoir les transporter en annexe tous les jours et pour être le plus présentable possible au bureau. De plus, maintenant il faut qu’il économise l’eau, car même si on peut aller au ponton de Port Moselle pour faire le plein au besoin, cela prend du temps. Du coup, avec l’annexe, il bidonne aussi quelques litres d’eau de temps en temps, histoire de tenir le plus longtemps possible. Et enfin, nous devons de nouveau être indépendants au niveau électrique, donc surveiller notre consommation et ce que produisent les panneaux solaires et l’éolienne.

La bonne chose, c’est que les voisins seront un peu moins proches. Entre autres, nous avons déjà eu droit au concert d’harmonica à quatre heures du matin, que nous n’avons pas vraiment apprécié. Il y a aussi eu la visite d’un chat du ponton, qui a débarqué dans le lit en pleine nuit. Et les réveils à six heures du matin les dimanches par le chanteur mal accordé du marché à côté de port Moselle ne nous manqueront pas non plus.

Happy New Year !

Happy New Year !

Tous nos voeux de bonheur à tous pour 2013 ! Voilà, nous sommes dans la nouvelle année, douze heures avant l’Europe. Ca décoiffe à Wellington, même le grand feu d’artifice a du être annulé tant le vent souffle. Alors nous attendons sagement au port une fenêtre météo pour continuer notre route vers le sud du pays. Nous prenons notre mal en patience en goûtant au petit vin pétillant local !

Voici les prévisions actuelles de vent…

Les Marquises du Sud

Les Marquises du Sud

Déjà une semaine s’est écoulée depuis notre arrivée dans la baie de Hanavave sur la petite Fatu Hiva. Il est temps de mettre le cap au nord et de jeter un coup d’œil aux autres îles de l’archipel. Vu la distance à parcourir jusqu’à Hiva Oa, pour être sûrs d’y atterrir de jour, nous levons l’ancre au milieu de la nuit, éclairés par la lune. Les seules autres lumières sont l’Aranui et quelques pécheurs sur la pointe. Une petite navigation tranquille commence et nous visons la pointe Est de Hiva Oa dans l’espoir de mouiller – éventuellement – dans une des baie du Nord de l’île, à Puamau. Ce petit village endormi sous le cocotier possède un site archéologique avec quelques grands tikis (statues marquisiennes) en pierre pas trop mal préservés et mis en valeur pour les touristes. La houle du nord se sera t’elle assez calmée pour nous laisser nous abriter dans cette baie ?

Les plus précieuses perles

Les plus précieuses perles

Après plus d’un mois et demi dans l’archipel des Gambier, nous avons finalement réussi à lever l’ancre. Pas sans une impression de ne pas avoir eu assez de temps, ni sans un pincement au cœur. Mais, celui-ci n’est pas dû à une appréhension de la semaine de navigation devant nous (les choses ont bien changé depuis notre départ d’Europe, où la traversée du Portugal aux Canaries ressemblait à un grand saut), mais de devoir laisser si rapidement des gens adorables et intéressants que nous avons à peine eu le temps de connaître.

Vive les vacances !

Vive les vacances !

Vue de notre bureau...

Nous voilà donc enfin en route et notre fière Fleur de Sel galope joyeusement sur les flots. Alors qu’est-ce que nous avons bien pu fabriquer sous le célèbre soleil de Bretagne entre octobre et mars ? Non, nous n’avons pas fait un marathon de toutes les crêperies et cidreries du pays, ni déterré de nouveaux menhirs pour concocter une nouvelle théorie sur la vie et les mœurs d’Obélix. Alors quoi ? …

BLU à bord

BLU à bord

A ne pas confondre avec le blues à bord, que la BLU peut amener de temps en temps, selon ce qu’elle nous envoie. Car la question ici est comment recevons-nous les prévisions météos lorsque nous sommes loin de toute civilisation ? En effet, la précision, fiabilité et diffusion des informations météorologiques de nos jours permettent une navigation de plaisance de très loin beaucoup plus sûre et agréable qu’il y a quelques années. Encore faut-il avoir accès aux informations disponibles.

Faux départ

Faux départ

Aperçu reçu en mer par fax BLU du monstre avec lequel nous n'avons aucune envie de flirter, même à distance...

Nous étions lancés. Quittée la petite île de Væroy vers 22h avec un bon vent portant, destination les Iles Féroé à environ 600 milles nautiques au sud-ouest. Le soleil offrait son spectacle de feu en déclinant doucement pour se lever sur les Lofoten 3h30 après son coucher, juste alors que nous passions la drôle d’île de Røst : les lumières des habitations se distinguent au raz de l’eau, ainsi qu’une énorme antenne radar, mais plus au sud des falaises sortent de l’eau qui nous rappellent que nous sommes à la porte de sortie des Lofoten.