Tahiti – Mo‘orea … et retour
Pourquoi .eu ?

Cette entrée un peu atypique dans notre journal de bord vous surprendra certainement. Ce d’autant plus que vous nous imaginez certainement profitant des superbes trésors que le Pacifique Sud a su préserver (et c’est le cas !) Mais loin de nous l’idée de rejeter pour autant la « civilisation ». Nous profitons de coins reculés, c’est un fait, mais ce n’est pas pour autant que le cerveau s’arrête de fonctionner ! Au contraire, ce voyage nous permet aussi de prendre du recul, de réfléchir aux choses telles qu’elles sont et telles qu’elles pourraient être. Ce voyage nous permet d’affiner en nous-mêmes ce qui définit notre identité, et ce aussi bien par l’introspection favorisée par les moments d’isolement que par la découverte des autres qui permet de mieux se comprendre soi-même.
Tour de passe-passe
Pays d’atolls
Dialogue des Marquises du Nord
[Heidi] Oui, mais quatre semaines ce n’est rien si l’on veut un peu découvrir une culture à la fois riche et énigmatique comme celle des Marquisiens.
[N] Evidemment, là il faudrait il y passer des mois, voire des années, et pourtant nous avons aussi d’autres endroits à découvrir plus loin sur la route. De toutes les manières, NukuHivasera de nouveau une grande île, qui plus est avec le siège de l’administration, et l’ambiance sera certainement moins chaleureuse que sur Tahuata ou UaHuka qui étaient plus reculées.
[H] Effectivement, à Taiohae, c’était un peu ça. Une escale « en ville » qui nous permet en plus de faire quelques achats bien nécessaires de temps à autre, surtout quelques légumes et des produits de base (sucre, farine, lait, œufs). Malgré tout, le village n’est pas si désagréable, même s’il s’étire tout en longueur, et les flamboyants sont bien jolis. C’est surtout le mouillage qui était rouleur…
Ua Huka
Fatu Hiva
A contre-sens
C’était un peu présomptueux de vouloir partir à peine à l’eau. Fleur de Sel a retrouvé son élément le vendredi 10 février dans la matinée. Il restait bien évidemment pas mal de choses à faire, petites et moins petites. Nous avions essayé de terminer le maximum auparavant, du moins dans le temps que nous avions entre les couches de peinture. Mais plusieurs choses n’étaient faisables qu’à flot, notamment installer la nouvelle girouette en tête de mât. C’eût été trop risqué à terre. Et puis regréer, les trois voiles, la bôme, tous les cordages qu’on avait rangés pour minimiser la prise au vent en cas de cyclone. Pourtant, Fleur de Sel était prête en soirée, et ce au prix d’un bon coup de soleil, attrapé on ne sait comment entre les averses.
Chaud dessus pour de nouveaux dessous !
Nous pourrions parler du voyage, qui a duré une petite quarantaine d’heures, dont 11h de vol entre Paris et Los Angeles, 10h d’escale dans la cité des anges, et de nouveau 9h de vol jusqu’à Papeete. Mais nous sommes habitués à voyager longuement et lentement, et tout s’est bien passé, la longue halte intermédiaire nous permettant de nous dégourdir les jambes en allant nous ballader sur le Santa Monica Pier, de respirer un peu d’air frais face au Pacifique, et de passer plus facilement le décalage horaire de 11 heures. Tout s’est bien passé, même concernant nos 80 kilos de bagages (dont beaucoup de matériel pour le bateau), car nous avons eu l’oeil vif et le poil alerte à Los Angeles. Contrairement à ce qui s’était passé à l’aller, nos sacs, pourtant enregistrés directement jusqu’à Papeete, sont ressortis sur le tapis roulant, et il a fallu les passer à la douane américaine avant de les réenregistrer.








