Année : 2010

Brésil, premières

Brésil, premières

Nous avons aimé croiser les pêcheurs en équilibre sur leur pirogue

On ne pourrait presque pas imaginer plus grand contraste qu’entre nos deux premiers atterissages brésiliens. Fernando de Noronha, la petite île paradisiaque, ne ressemble pas beaucoup à Salvador da Bahia, la mégalopole afro-brésilienne, l’âme du Brésil. C’est par ces deux portes d’entrées que nous avons pris contact avec ce pays-continent.

Balise de détresse

Balise de détresse

La balise de détresse est accessible immédiatement, sur la dérive, non loin de la descente.

Maintenant que nous sommes arrivés de l’autre côté de l’Atlantique, on peut se demander ce qu’il se serait passé si nous avions eu un problème au milieu de nulle part. Nous l’avons vérifié, la mer est grande, et au milieu de l’Atlantique, on est à une semaine de mer, au moins, de la terre la plus proche. Nous avons croisé quelques cargos, certes, et dans ce cas, notre VHF nous aurait permis de les contacter, surtout avec la fonctionnalité ASN que l’on trouve sur tous les modèles récents. Cependant, il y a aussi eu plusieurs jours sans voir quiconque, et je serais bien surpris si les antiques fusées de détresse avaient alerté qui que ce soit.

Nous ne disposons pas à bord d’émetteur BLU (ou HF), car c’est particulièrement onéreux et gourmand en énergie. Une fois hors de portée VHF d’une station côtière, et si l’on ne dispose pas de quoi communiquer en HF, on est alors seuls au monde. Ce n’est pas désagréable, remarquez, et l’on en a bien profité. Mais justement, pour en profiter sereinement, il faut avoir envisagé le pire, et bien qu’il s’agisse d’un investissement non négligeable, nous avons préféré nous équiper d’une balise de détresse. C’est l’objet de ce nouvel article dans la série des moyens de communication.

Vacances à Fernando de Noronha

Vacances à Fernando de Noronha

Nous-même avons été surpris d’avoir fait cette transat en moins de 2 semaines. C’est jeudi matin que nous avons pu jeter l’ancre devant le mouillage (rouleur) de l’île (paradisiaque) de Fernando de Noronha, avant-poste du Brésil dans l’Atlantique. Il nous reste donc une semaine de mer avant d’atteindre le continent à Salvador, mais nous avons décrété que nous sommes en vacances, histoire de profiter de ce beau parc naturel, dont les prix journaliers sont exorbitants.

Double Champagne !

Double Champagne !

Champagne pour deux raisons...

Depuis que nous sommes sortis du Pot-au-Noir, nous sommes de retour dans le régime d’alizés, mais du SE maintenant. Ca nous a valu 3 jours de près, mais finalement moins pénible que nous ne le redoutions. La mer était heureusement belle, et le vent affichait une dizaine de noeuds. Juste ce qu’il faut comme il faut. En plus, la mer est vide, nous sommes hors des routes commerciales pour l’instant, et donc la navigation n’est pas trop compliquée.

Pot-au-Noir, bonsoir !

Pot-au-Noir, bonsoir !

Qu'il est bon le premier déluge !

Tout a commencé 3 jours après avoir quitté Brava. Le vent mollissant devenait irrégulier, et le ciel s’est progressivement chargé d’humidité. Tant et si bien que nous nous sommes fait surprendre par une sensation étrange : des gouttes de pluie, chose que nous n’avions plus vue depuis fin mars en arrivant au Portugal ! Après cette séquence vaporisateur, la deuxième averse fut un déluge. Fleur de Sel s’est fait rincer et nous avons fait de même, profitant de cette douche gratuite ! En fait, la dépression que nous redoutions a accéléré et s’est évaporée, pour n’être qu’une petite onde tropicale, et en quelques heures c’était réglé. Le ciel n’était plus du tout le même, lavé de son sable en suspension. Fini les couchers de soleil jaunâtres, on retrouve toute la palette des couleurs. On revoit une multitude d’étoiles la nuit. Nous avons le sentiment d’être passés de l’autre côté de quelque chose.

Alizés, suite et fin…

Alizés, suite et fin…

Le dernier des couchers de soleil "sahariens"

Déjà plus de deux jours que nous avons quitté Brava, en disant adieu au Cap-Vert. Contrairement à l’arrivée, on n’a pas vu Fogo, le volcan de 2’800m situé à 10 milles juste en face. Nous ne verrons que son « ombre » : moteur obligatoire pendant une bonne partie de la nuit pour se dégager du dévent créé sous le vent du géant.

Agua, agua…

Agua, agua…

Le départ de la randonnée vers la Ribeira de Paúl se fait à Cova, ancien cratère de volcan dont pas une parcelle n'est perdue pour la cultivation

Comme un pied de nez à St-Exupéry, les Iles du Cap-Vert où nous séjournons depuis plus de 3 semaines maintenant semblent défier la citation du pilote-écrivain. Il connaissait sans doute cet archipel, vu ses périgrinations aéropostales et transatlantiques. Mais pourtant, pourtant, au premier abord, on se demanderait presque s’il ne s’était pas trompé en affirmant que « L’eau n’est pas nécessaire à la vie, l’eau c’est la vie ! » Comment expliquer en effet la présence de tant de monde sur ces confettis de Sahara déposés en pleine mer, là où l’eau abonde, certes, mais de l’eau salée. Car pour l’eau douce, il s’agit d’une autre histoire, que nous avions commencé à découvrir dans les iles plates de l’est, dépourvues de pluie à longueur d’année. Mais dans les îles occidentales, plus montagneuses, le refrain est identique, même si le couplet prend maintenant du relief.

« J’ai rêvé d’une rivière… »

« J’ai rêvé d’une rivière… »

Ce pêcheur est venu nous proposer de délicieux poissons !

C’est tout fin mai que nous sommes arrivés dans l’archipel des Iles du Cap-Vert. Nous souhaitions y passer un bon moment, histoire d’avoir le temps de s’imprégner de l’atmosphère, du mode de vie et du climat de ce « petit pays ». La citation n’est pas de nous, mais de Cesaria Evora, la plus célèbre ambassadrice de cette nation encore jeune, mais elle reflète bien nos premières impressions. Nous sommes assez tard en saison, et afin de ne pas s’attarder, il nous faudra partir autour de début juillet au plus tard. En dix jours, nous avons donc déjà fait escale dans 3 iles, ce qui est beaucoup, nous donnant à peine le temps de découvrir en survolant.

Une semaine de traversée

Une semaine de traversée

Le ciel devient chargé de brume sèche et prend la couleur du Sahara

750 milles environ séparent les Iles Canaries des Iles du Cap-Vert, ce qui signifie pour Fleur de Sel environ une semaine de mer au portant. Sur ce trajet de près de 1’400 km, nous avançons en effet poussés par les alizés, ces vents tropicaux qui soufflent du nord-est. Voici notre carnet de bord, afin que vous puissiez vous faire une idée du rythme de la navigation en traversée au large.

Entre les volcans

Entre les volcans

On a l'impression d'être projeté hors du temps en arrivant à La Graciosa

Difficile d’y croire en regardant le calendrier : déjà 4 semaines que nous sommes arrivés aux Iles Canaries. Tout a été à la fois très vite et lentement, d’une île à l’autre, de haut en bas, et au rythme des volcans. Explications, ou plutôt petit résumé…

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